"Le milieu du grand nulle part"
sorti en Mars 1998
Le second album ne fut pas plus une réussite commerciale que le premier et bien évidemment, personne ne se bousculait au portillon pour sponsoriser la suite de mes aventures. Peut-on avancer avec encore moins de voilure et moins de vent?
Les éléments des nouveaux titres ont donc été enregistrés directement dans mon sampler au fil de l'année 1996, imbibés des récents voyages dans l'Ouest et le Sud des Etats Unis, au Kenya et en Ouganda ainsi qu'en Equateur où un groupe d'amis m'avait hissé au sommet des volcans Illiniza et Cotopaxi.
J'ai peu voyagé finalement. Mais toujours avec la chance de partager le quotidien de l'autochtone, de manger à la même table que lui, de dormir sous le même abris, pas toute une vie mais le temps d'un projet commun, d'un concert, d'un sommet... J'aurais détesté m'ébattre dans un enclos à touristes "all inclusive", suivre un troupeau dans des sorties organisées. Plutôt faire du vélo dans les Vosges, ouvrir une boite de thon et dormir dans la couverture de survie. C'est bien plus apaisant...
Quoiqu'il en soit, Christophe Dupouy déversa en quelques jours tout mon travail sur le 48 pistes numérique des studios Davout et Jean Michel Biger rajouta ses batteries. Il s'est vite avéré qu'en l'état, cette nouvelle production manquerait d'éclat, de couleurs. Pour le piment donc, c'est Jock Loveband, l'ingénieur du premier album, qui m'a mis en contact avec les Kick Horns (section de cuivres derrière Eric Clapton, les Rolling Stones, Chris Rea, Etienne Daho...) auxquels j'expédiai dans la foulée les mixages provisoires ainsi que les partitions trompette / trombone telles que je les avais imaginées.
Roddy Lorimer, le patron des Horns décréta que c'était du bon boulot et le 20 Avril 1997, je montais dans l'avion pour Londres avec les bandes multipiste dans le sac à dos, le même qui contient habituellement boite de thon et couverture de survie.
Pour l'enregistrement, j'avais réservé aux Battery Studios et Jock sortit les vieux micros à lampe de la BBC parfaits pour cette ambiance d'enterrement à la Nouvelle Orléans que nous cherchions. Les Horns ont été épatants de simplicité et d'efficacité et la prestation du studio fort respectueuse à l'égard du froggy multi casquettes sorti de nulle part avec son sac à dos.
Les mixages réalisés en Mai à Davout coulèrent une patine un peu déroutante sur le son. Tout l'album fut donc remixé à la maison, le vieux séquenceur midi sur Atari pilotant mon unique sampler dont les six sorties étaient sommairement mélangées vers le DAT.
Habile, Christian Noaille fit sortir "le milieu du grand nulle part" chez Musidisc et nous étions convaincus qu'on pouvait devenir célèbre avec un tel bricolage... Avec des chansons en forme de chaise longue et des rêves de cambrousse intercontinentale...
"LE MILIEU DU GRAND NULLE PART"
Paroles, musiques, arrangements et réalisation : PS
PS: voix, guitares, programmations, basse (4, 7, 9), harmonica (1, 7)
Jean-Michel Biger : batterie (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9)
Roddy Lorimer : trompette (1, 2, 3, 6, 7, 8, 9)
Neil Sidwell : trombone (1, 2, 3, 6, 7, 8, 9)
Tim Sanders : saxophone soprano (3)
Joël Montemagni : contrebasse (2, 5, 8, 10)
Sandra Djoudi : voix (6)
Enregistrement des cuivres : Jock Loveband assisté de Richard Flack aux Battery Studios, Londres
Enregistrement de la batterie : Christophe Dupouy assisté de Stéphane Prin au Studio Davout, Paris
Autres jobs techniques et mixage : PS sur les conseils avisés de Christophe Dupouy et de Luc Hurand
Mastering : Jean-Christophe Beaudon à Translab, Paris
Editions : MCA Music France / Fantasia
Conception graphique: Evelyne Deltombe
Photos: Jean Baptiste Millot (portrait), PS (Equateur), Dominique Metz (Ouganda)
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